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Le XVIIIème siècle ou l’âge d’or

Les règnes de Louis XV et Louis XVI ont conduit la ville de Brunoy vers son apogée. Jean-Paris de Monmartel achète le château médiéval dit “Grand château” et demande à Mansart de Jouy de l’agrandir. Dans le même temps, Monmartel acquiert, parcelle par parcelle, les terres voisines pour y faire implanter des jardins d’agrément, des jardins potagers avec leurs serres chaudes et, après avoir détourné le cours de la rivière, fait construire des Grandes eaux.
Seul héritier du domaine, le fameux Marquis de Brunoy, fils de Monmartel se fait très vite remarquer par ses folies. Sa famille, inquiète pour le devenir de la fortune des Monmartel, mit fin à ses largesses en le faisant interdire et enfermer. De ces folies du Marquis, Brunoy conserve le très beau décor intérieur de l’église Saint-Médard, avec ses boiseries dorées et ses peintures de Restout le Jeune et de Baader.
En 1774, Louis XVI accède au trône. Louis-Stanislas Xavier, Comte de Provence, prend le titre de Monsieur, frère du Roi. Les relations parfois difficiles qu’il entretient avec le roi et Marie-Antoinette le poussent à chercher un domaine éloigné de Versailles. Il achète Brunoy. Mais le “Grand château” n’est guère à son goût. Aussi, pour se doter d’un domaine digne de son rang, il y adjoint le “Petit château” et le “Château de Grosbois”. Chalgrin, architecte de Monsieur, apporte les modifications nécessaires. Assez rapidement l’aspect du domaine sera profondément modifié.
À Brunoy, Provence reçoit la cour et son frère le roi, lors de fêtes ou de parades militaires au cours desquelles il passe en revue son prestigieux régiment de carabiniers. Pour marquer l’entrée du domaine, on commande un monument, une pyramide. Après plusieurs projets c’est un obélisque qui sera finalement édifié. Aujourd’hui encore, il marque l’entrée de la ville et les Brunoyens le connaissent sous le nom de “Pyramide”.
La Révolution met un terme à cette période de prestige. Le “Grand château” est détruit, les Grandes eaux laissées à l’abandon et morcelées. Mais la ville n’est pas sinistrée pour autant. Dès le début du XIXème siècle, elle accueille de nouvelles propriétés qui s’établissent au milieu de vastes jardins, sur les ruines de l’ancien domaine dont le plan actuel du centre ville conserve encore l’empreinte.